À propos de la révolte du bigorneau

 

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Une trilogie romancée sur l’urbanisme

L’urbanisme et le développement urbain des communes de toute taille sont des sujets qui concernent tous les territoires et tous les habitants. C’est le cadre de vie actuel et à venir qui se construit à travers ces pratiques. Pourtant les réflexions restent souvent cantonnées à des disciplines très fermées et les débats se font entre spécialistes : les élus qui ont la charge de la gestion de leur territoire, les professionnels de l’urbanisme, de l’aménagement et de la construction, les administrations responsables de l’encadrement légal, juridique, qualitatif et les usagers lorsqu’ils sont impliqués à titre personnel (construction de leur habitation, nouvelles affectations sur des terrains voisins, etc.).
Ce fossé entre utilisateurs et praticiens relève avant tout d’un désintérêt mutuel et d’une absence de culture partagée sur ce sujet. Loin de la rancœur ou du regret, nous souhaitons ouvrir un débat, susciter un échange à travers une réflexion joyeuse et constructive.
Ainsi est née l’idée de proposer un objet facile d’abord et décomplexé pour parler d’urbanisme simplement mais sans détour: une fiction destinée en priorité à un public adolescent, découpée en trois tomes.


Premier tome « Le cri du bigorneau » : état d’esprit général et synopsis

Le premier volet de la trilogie pose les bases de la réflexion. À la façon dont se développe une démarche d’architecture ou d’urbanisme, notre projet s’appuie sur un diagnostic conjugué avec une intention, une volonté. Le premier tome relate donc ce constat. Il propose un état des lieux de l’urbanisme tel qu’il se pratique actuellement, principalement dans les pays occidentaux (avec plus ou moins d’intensité selon les secteurs).
Sur le fond, les sujets abordés traitent de l’étalement urbain, de la standardisation des constructions et des modes de vie, de la mixité des quartiers, de l’étanchéification et la pollution des sols, du manque de lien avec la nature et le terrain, de la prédominance de la voiture, de l’uniformisation des développements des territoires, de la dépendance au pétrole dans ces aménagements...
Pour prendre de la distance et éviter la critique directe, nous nous sommes situées dans un temps futur assez lointain.

Synopsis tome 1 :
La terre recouverte d’eau a obligé les humains et tous les êtres vivant en milieu aérien à muter pour s’adapter à une vie aquatique. Le monde du passé a peu à peu été oublié. Un groupe d’adolescents découvre un jour dans la zone interdite les traces d’anciennes civilisations avec son lot de ronds-points, de zones industrielles et commerciales, de lotissements pavillonnaires, mais aussi des centres denses, des écoquartiers, etc. C’est alors la découverte d’un nouveau monde et de nouveaux habitants.
Parallèlement, une baisse des eaux est annoncée. Se pose alors la question de l’éventuelle nécessité de retourner vivre sur terre et de construire de nouvelles cités. Forts de leurs découvertes, les mêmes adolescents partent à la découverte du monde au-dessus de l’eau...


Deuxième tome « Le chant du bigorneau »

Le deuxième tome, « Le chant du bigorneau », s’intéresse à la construction d’un projet d’urbanisme et d’architecture. Il aborde notamment les liens entre les attentes des usagers et les réponses formelles de l’urbanisation, la prise en compte du contexte dans lequel les projets s’implantent, la complexité de la concertation, les apports économiques et les enjeux de pouvoir liés à la création de nouveaux projets urbains, la tentation des labels et des marques, le mirage et l’inefficacité des règlements pour gérer les projets urbains et architecturaux…
Comme pour le premier tome, les sujets sous-jacents font écho à une réalité actuelle mais ne sont pas abordés tels quels. C’est à travers l’aventure et les découvertes de ce groupe d’adolescents que tout se passe.

Synopsis tome 2 : 
Après quelques déconvenues, les héros découvrent une terre émergée qu’ils nomment Oldarode. Ils identifient rapidement des lieux susceptibles d’être investis pour tenter d’y vivre, et chacun apprend à se familiariser à la vie aérienne. Un foisonnement d’inventions aussi burlesques qu’efficaces sont imaginées pour permettre de vivre hors de l’eau. Malgré les agissements sournois d’une bande dissidente, quatre cités sont construites, adaptées à leurs contextes géographiques et imaginées avec leurs futurs habitants. L’inauguration est un succès et les cités ravissent leurs nouveaux occupants.
De sombres pressentiments pèsent néanmoins sur les fondateurs, confrontés à de mystérieux êtres ailés venus de l’espace aux paroles enjôleuses. Ils partent en exploration et découvrent sur d’autres terres émergées des parodies de leurs cités, où tout est déformé et mal réinterprété. Face à tant de gâchis et d’incompréhension, ils s’exilent loin, dans l’espace.


Troisième tome « L’envol du bigorneau »

Un projet d’architecture et d’urbanisme ne s’arrête pas à sa construction. S’intéresser à la façon dont il va vivre et évoluer fait partie intégrante de la démarche. Le troisième et dernier tome explore différentes possibilités d’évolutions du projet proposé. Il ouvre des portes sur des hypothèses très diverses, de la plus plausible à la plus surprenante, parfois positive, constructive, indifférente ou destructrice.
Ce volume amène chaque lecteur à s’interroger sur l’importance des choix qu’il est possible de faire ou à côté desquels il est dommage de passer. Il remet l’homme au centre du débat en lui incombant l’entière responsabilité de ce qui va advenir ou pas.


Les partis pris écrits et graphiques

L’objectif est de s’adresser à un public élargi et non spécialiste. Il est donc important de ne pas se situer dans un contexte professionnel, avec ses codes et son jargon. Cela se traduit en faisant appel à l’imaginaire, la poésie et à l’humour. La distance créée par le statut de ces personnages aquatiques du futur permet de porter un regard décalé sur notre monde, parfois ironique mais toujours expliqué.
Le texte se veut donc d’un abord facile, faisant ouvertement référence aux romans d’aventure et d’action. Afin que chaque personnage puisse s’exprimer avec ses mots, son caractère et son savoir, chaque chapitre donne la parole à un narrateur différent.

Par ailleurs, pour rendre les propos plus concrets, il a été choisi d’illustrer largement l’histoire par des images de plusieurs ordres :
- des images en pleine page disséminées au long de l’histoire pour l’illustrer et aider à faire le lien entre notre monde actuel et le monde aquatique, sans être trop réaliste pour garder une part d’imaginaire et d’interprétation. Si la ligne graphique reste cohérente d’un tome à l’autre, chaque volume a sa spécificité. Le premier tome basé sur les constats utilise le photomontage sur la base de photos existantes, de plans, de maquettes, etc. Le deuxième tome, dans lequel le projet se construit, contient des photomontages poétiques et aide à se mettre en situation avec des maquettes à construire. Le troisième tome utilise des lettrines dont le graphisme résume l’idée forte de chaque hypothèse proposée.
 
- des pictogrammes peuvent venir jouer avec le texte, à la façon d’annotations manuscrites dans les marges,
- des éléments dessinés au crayon montrent des personnages, des animaux et des spécificités du monde aquatique.
 

L'association Un pavé dans la mare

Elle a pour objet de diffuser auprès de tous les publics une culture de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage, de faire émerger des prises de conscience, d’ouvrir un regard sur le monde quotidien, de stimuler la curiosité, de donner envie de s’investir dans des projets.
Le Grand Test du pavé dans la mare résume en quelques lignes l’état d'esprit du projet : un ras-le-bol du mépris et du manque de culture générale sur l’architecture, l’urbanisme et l’aménagement de l’espace, alimenté par un manque criant de supports et d’occasions de rencontres entre le grand public et les professionnels.
Pour remédier à cette triste situation, une infinité de solutions est possible. L'association Un pavé dans la mare a choisi de contribuer à combler ce fossé en créant une ligne éditoriale spécifique. Le support écrit et l’image sont des médias quotidiens, faciles à aborder, à emporter, à diffuser, à montrer... pour peu que le contenu et sa mise en forme restent accessibles à tous, sans jargon, dans des formats modestes, attractifs et abordables. Les publications du pavé dans la mare s’inscrivent dans un registre différent des livres habituels (monographie d’architecture, beau livre, publication technique...) pour toucher d’autres personnes. Ce sont des livres hybrides entre le savoir professionnel et des supports tournés vers le grand public, tels que : le roman d’aventure, des contes, des livres dont vous êtes le héros, des romans photos, mais aussi des interviews, des ateliers, des animations, des moments de débats. Les questionnements qui sous-tendent chaque production sont directement issus des pratiques professionnelles quotidiennes, mais les propositions s’inscrivent dans un registre décomplexé, pas « sérieusant », sans langage techniciste ni corporatif, sans théorie ni endoctrinement, avec humour, décalage, impertinence et poésie.
Une pierre à l’édifice de la culture générale.

 

Qui se cache derrière ce bigorneau en colère ?

Armelle Lagadec, architecte-urbaniste et graphiste, et Mathilde Kempf, architecte-urbaniste, travaillent ensemble depuis près de vingt ans pour contribuer à développer une culture et un intérêt sur l’architecture, l’urbanisme, le paysage et le cadre de vie quotidien. Leurs activités, tant professionnelles qu’associatives, s’adressent à des publics divers : les élus des collectivités territoriales, les administrations, les professionnels, les étudiants, les habitants, les enfants dans un cadre scolaire ou non...
Les moyens d’expression qu’elles affectionnent particulièrement sont la création de moments d’échanges, de rencontres, de débats et la production d’écrits, d’images, de maquettes, usant parfois de l’humour et de la dérision. Loin de vouloir asséner un savoir qu’il s’agirait de transmettre, elles préfèrent susciter des questionnements chez chacun, quel que soit son âge, sa situation ou sa condition, pour développer un esprit critique, constructif, donner envie d’agir et de s’intéresser.


La conception à quatre mains

L’idée de départ a été imaginée à deux et l’ensemble du projet est poursuivi à deux.
Le scenario est élaboré ensemble. Ensuite, chacune intervient dans le domaine avec lequel elle est le plus à l’aise : Armelle pour le volet graphique, Mathilde sur les textes. Les ajustements, relectures et allers et retours entre les deux conceptrices sont permanents et permettent d’imaginer et de faire évoluer le projet et les idées à tout moment. C’est donc véritablement un livre commun, conçu et construit comme un processus de projet.


Le public auquel s’adresse cette trilogie et les usages qui peuvent en être faits

Le public premier auquel s’adressent ces livres est un public jeune, adolescent. Cela n’interdit pas les plus âgés de s’y intéresser. Même si les propos cherchent à être mis à la portée du plus grand nombre, les idées véhiculées nécessitent tout de même une certaine maturité.

La façon de poser le débat, le constat puis les projets se veut très ouverte. La trilogie peut servir de support à une animation pédagogique, dans un cadre scolaire ou parascolaire. Les sujets abordés dans les trois livres peuvent être des points de départ pour mener des travaux de réflexion et d’analyse sur la construction de notre cadre de vie, sur la découverte des milieux de l’architecture et de l’urbanisme, mais aussi sur des projets plastiques, photographiques, créatifs, etc. Les thématiques peuvent être liées à des disciplines parlant du développement durable, de la géographie, l’économie, la sociologie, l’histoire, les arts plastiques… Des outils pédagogiques, des animations, des documents d’accompagnement peuvent être déclinés selon les thèmes et types d’intervention.
La porte est ouverte !
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